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grands forums
Les témoignages d'anciens
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Le forum 2005-2006 de l'aide
à l'orientation
Le gros des troupes est arrivé à 8
h 30 ce matin-là au lycée Jean Vilar. Les retardataires
sont arrivés tout au plus une heure après. Un café et un
morceau de brioche plus tard, les membres de Mêtis étaient
prêts à accueillir les élèves des différentes classes de
première et de terminale que l'administration du lycée a
promis d'envoyer à tour de rôle.
Le forum était évidemment ouvert à tout élève souhaitant
y participer. De l'autre côté de la salle, des représentants
du recrutement militaire et de lycées professionnels de
la ville tiennent aussi leurs stands. Chacun des membres
de Mêtis s'est affublé d'un badge : personnalisés par leurs
titulaires, ceux-ci indiquent le plus souvent les noms-prénoms
puis les études poursuivies et/ou la profession exercée.
Ces badges, ainsi que les panonceaux et autres affiches,
vont aider les élèves à se diriger. Ils permettent surtout
de briser la glace.
Les élèves peinent à demander des
renseignements, et les membres de Mêtis ont bientôt tous
quittés leur table pour aller à leur rencontre et établir
le contact. Untel souhaite obtenir des renseignements sur
le parcours à suivre pour enseigner le français à l'étranger
; un autre veut savoir comment on fait pour devenir journaliste
; un autre encore souhaite s'enquérir des différents voies
qu'il peut emprunter pour faire des ressources humaines
son métier... Ils seront tous dirigés vers les membres les
plus aptes à répondre à leurs interrogations et à leurs
inquiétudes. Certains n'ont pas de projet professionnel
particulier en vue : ils ne sont pas pour autant laissés
de côté. En effet, Mêtis est aussi là pour remotiver les
lycéens.
Les élèves vivent dans la sphère du secondaire et pour certains,
l'examen du baccalauréat reste un horizon indépassable.
Pour d'autres, cet examen signifie la fin des études. Ces
derniers ne cachent pas leur répulsion pour le système scolaire
: ils souhaitent rechercher un emploi le plus rapidement
possible après l'examen. Mêtis tente de motiver tous ces
lycéens : ils doivent s'interroger sur l'après-baccalauréat.
Cela ne veut pas dire qu'ils doivent tous sans avoir un
projet professionnel précisément défini, loin de là. Combien
de membres de Mêtis ont découvert, au gré de leur parcours,
des opportunités professionnelles et, par là même, des vocations
qu'ils ne soupçonnaient pas ?
C'est pour cela qu'ils sont venus
ce samedi matin : pour expliquer qu'aucun choix n'est mauvais
en lui-même, mais qu'une situation professionnelle est avant
tout le résultat d'une lente construction. Chaque parcours
diverge, une multitude de métiers existent.
Mouna
El Mokhtari.
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