Ilham HAMDAOUI

      « J’ai commencé le latin en classe de quatrième, et ça m’avait beaucoup plu (surtout la civilisation). Ensuite, arrivée en seconde, j’ai continué cette langue ancienne, et j’y ai ajouté le grec, car je trouvais qu’on y apprenait beaucoup de choses. Par rapport aux autres qui ne faisaient pas ces langues anciennes, nous étions très « calés » en ce qui concerne la grammaire française. Par ailleurs, ces langues anciennes renforçaient, voire consolidaient notre capital de culture générale.

      Le problème est qu’on ne se rend pas compte de l’avantage et du profit que rapportent les langues anciennes. Une fois que l’on arrive dans les études supérieures, c’est à ce moment que l’on se dit : « Moi j’ai eu cette chance », ou « J’aurai dû faire du latin ou du grec ». En effet, une fois mon bac L obtenu, je m’engage dans des études de droit ; le monde de l’université n’a rien à voir avec celui du lycée, d’autant plus que personne ne connaît la logique juridique en arrivant en fac de droit. Tout le monde ouvre de grands yeux, sauf les élèves latinistes et hellénistes….

      Je me souviens d’un jour où notre professeur – c’était son premier cours – nous sort : « selon la jurisprudence… ». Ce terme est très utilisé en droit ; nous, les latinistes connaissions à peu près le sens de ce terme. En cours de première année, on étudie, en histoire du droit, la démocratie athénienne. Les élèves hellénistes avaient déjà les connaissances minimales pour cette discipline. La démocratie moderne reprend les grands traits de la démocratie athénienne.

      Peu importe les études que tout un chacun va entreprendre, ce que je retiens de l’atout c’est le support pour la culture générale. Cela m’a beaucoup aidé ! Et je ne retiens que de bonnes choses de ces trois ans de latin et de grec ! J’ai passé le latin et le grec au bac à l’oral : latin : 17, grec : 16. Je ne peux que vous encourager à faire ces options car vous ne le regretterez pas ! »

Ilham HAMDAOUI
Collège Henri Dunant, bac L 2002, option latin-grec