Morad SAOUTI

      « Le grec est considéré comme une langue morte. Du moins, il est désigné comme tel. Pourtant le grec comme le latin sont à l’origine de toutes les langues parlées aujourd’hui. Donc, s’il y a une langue vivante de nos jours, c’est bien le grec.

      Comme une grand nombre de lycéens, l’idée de prendre des cours de grec ne me paraissait pas très attrayante. J’avais des préjugés par rapport à cette langue comme beaucoup d’élèves en ont sûrement. Seulement, ne faut il pas, pour mieux comprendre l’histoire de la France d’aujourd’hui étudier celle du passé ? Alors, pour mieux comprendre notre langue actuelle, pourquoi ne pas étudier celle qui en est à l’origine ?

      Je me suis donc lancé. Enfin j’y suis plutôt allé à reculons, c’est vrai ! Le début de l’apprentissage est assez difficile et parfois ennuyeux : apprendre un nouvel alphabet, une nouvelle langue… Ce n’est pas l’idéal. Mais, au fur et à mesure, lorsqu’on commence à maîtriser la langue, les cours deviennent plus limpides et plus intéressants  Non pas qu’ils ne l’étaient pas avant, mais il y a tout de même des heures où le mot « ramer » prend tout son sens. Au delà de la langue, les cours de grec sont très enrichissants, notamment pour la culture qu’ils apportent. L’étude de philosophes comme Platon ou Socrate apporte des notions qui sont utiles dans d’autres cours.

      Mon dernier argument, qui pour un élève de terminale, n’est pas négligeable, c’est que le grec peut apporter des points pour le bac, mais en aucun cas en faire perdre. Voilà ces quelques lignes pour montrer qu’il faut passer outre ses préjugés et ne pas s’arrêter à des idées reçues. »

Morad SAOUTI
Collège Beaumarchais, bac S 2003, option grec