Menu Fermer

Témoignages d’anciens élèves

     Agathe LEROUX-DELHOUSTAL

« J’ai fait 2 ans de latin et 3 ans de Grec. Personnellement j’ai toujours trouvé ça cool de faire une option en plus, c’est valorisant. Les cours étaient plutôt sympathiques et ce n’était pas très difficile d’obtenir une bonne moyenne, ça fait toujours plaisir de se sentir récompenser pour le travail fait en plus du reste.

De plus, ce n’est pas comme si ça ne servait pas. C’est très utile pour le français. On apprend plein de trucs nouveaux. J’adorais particulièrement la mythologie grecque. C’était passionnant.

Quand j’ai passé mon entretien cette année pour rentrer dans une école d’ostéopathie, le fait que j’ai fait du Grec pendant mes années de lycée a beaucoup intéressé le Directeur. Et je pense qu’il a apprécié. Donc si jamais vous avez l’occasion d’en faire. Lancez-vous ! »

Agathe Leroux-Delhoustal, Bac S 2013.


 

     Aminata BARO

« Mais déjà qu’est-ce qui t’as pris de te mettre au grec en 1ère, sans aucune expérience ? En fait j’ai décidé ça sur un coup de tête, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre ! On m’a juste dit qu’on ferait des voyages, etc…, donc je me suis dit WHY NOT ?!

Et pourquoi t’es restée ? Après tout c’est une langue morte, qui n’intéresse personne, pourquoi as-tu alourdi ton emploi du temps pour ça ? Les cours de grec c’était … un peu la récré disons ! Sérieusement, ce qui était bien c’est que c’était non seulement un cours où on apprenait … bah du grec, mais aussi un cours où le prof est réellement à notre écoute, sans faire semblant. Par exemple quand on avait besoin de conseils pour notre orientation, il faisait tout pour qu’on ait les réponses à nos questions ! Ensuite on parlait beaucoup de culture, de politique, ou de la société tout simplement. Et mine de rien, il y avait souvent des petites références à notre « programme » en grec, donc un gros plus pour nous et pour notre bac ! Parce que oui ce qui m’a retenu c’est aussi ça, j’étais pas trop malheureuse en voyant mon petit 19/20 en grec, matière que (j’ai honte de l’avouer) je ne bossais pas des masses!

Ok, mais aujourd’hui, ça te sert à quoi de savoir que Platon était un disciple de Socrate, et que selon eux les cygnes ont un grand pouvoir divinatoire ? Honnêtement, bien plus que je ne le pensais ! On n’apprenait pas qu’à traduire bêtement des textes en grec, on apprenait aussi à décortiquer les mots de la langue française. Aujourd’hui, étant en 1ère année de médecine, je peux vous jurer que ça m’a bien aidé de savoir que « holocrine » venait de holo (= entièrement) et krino (séparer, sécréter), pour retenir que les glandes holocrines rompent complètement leur membrane pour sécréter ce qu’elles doivent sécréter, et tellement d’autres choses !

Et quand t’auras fini tes études, ça t’aura apporté quoi, dans la VRAIE vie ?
La culture, encore la culture, toujours la culture ! Et la réflexion aussi… D’un côté, le voyage que j’ai fait (en Italie : Venise, Pise (la tour elle est maaaagnifique!!), Vérone), m’a permis de découvrir des endroits magiques, de découvrir un peu la culture des italiens, et de l’autre, les textes qu’on apprenait (certes … un peu barbants pour certains) m’ont appris plus de choses sur l’histoire, la culture et la philosophie des grecs (qui, mine de rien, sont la base des nôtres) que les cours d’histoire ! D’ailleurs, aujourd’hui encore (en médecine), on me parle d’Hippocrate, de Socrate, de la médecine grecque et tout ce qui s’en suit ! Donc dans quelques années, quand je discuterais avec mes collègues (entre deux appendicectomies, électroencéphalogrammes, et autres plaisirs en tout genre) du système démocratique, ou de la légitimité de l’euthanasie, j’aurais de bons arguments ! »

Aminata Baro, Bac S 2013 mention Bien.


 

     Anaïs FABER

« Je l’avoue, on m’a un peu forcée à faire du Grec à la base ! Mais finalement j’y ai pris goût; ça m’a permis de rencontrer d’autres personnes que celles qui étaient dejà dans ma classe, des personnes de séries différentes de la mienne.

C’était pas mal ; une bonne ambiance grâce à un prof original et limite « déjanté » avec lequel on ne s’ennuyait pas une seule minute ! Accessoirement le grec m’a permis de travailler des textes qu’on n’étudiait pas forcément dans les cours généraux, et donc d’acquérir une certaine culture générale bien souvent demandée.

Le plus important tout de même c’est que grâce au Grec, j’ai pu avoir des points en plus pour le bac, ce qui est loin d’être négligeable… »

Arrivée au lycée, je me suis logiquement tournée vers le grec. Etudier une langue morte c’est pouvoir utiliser un vocabulaire français plus riche et varié et être capable de déchiffrer tous les mots sans avoir besoin de faire des recherches mais simplement en analysant l’étymologie des mots. »

Anaïs FABER, Collège Beaumarchais, Bac L 2002 option grec.


 

     Christiane KOFFI

« Le grec est la plus vivante des langues mortes. Cette matière ne s’étudie pas comme les autres. La participation des élèves est beaucoup plus sollicitée. L’apprentissage de cette matière peut être plus ou moins ludique en fonction des professeurs que l’on a, mais toujours très intéressante. Les intérêts du grec sont multiples : c’est un complément efficace du français pour l’orthographe, la grammaire et la philosophie. Vous vous apercevrez tout au long de votre apprentissage que nombre de mots, notions ou textes sont inspirés du grec. Par exemple, Platon a écrit la République dont s’est inspiré Thomas More dans Utopia.

Enfin j’ai fait quatre années de grec qui m’ont énormément apportée, je mentirais si je disais que c’était une partie plaisir intense ! C’est tout de même la matière qui m’a sauvée au baccalauréat et qui m’a mise sur la voie de mon métier. Si le grec est pratiqué avec volonté parfois concession, il ne peut que vous apporter du bien. »

Christiane KOFFI, Collège Beaumarchais, bac S 2003, option grec.


 

     Clémentine DE GRAEVE

« Je me souviens qu’à votre niveau, j’hésitais à continuer le latin car je pensais, sûrement comme vous, que cela m’ajouterait des heures dans mon emploi du temps. Aujourd’hui, après m’être obligée à m’inscrire, je constate que ces quelques heures supplémentaires m’ont donné une culture pour la vie, enfin assez conséquente en tous les cas ! Ainsi qu’une approche du français différente !!

Et vous pouvez dire merci aux Muses de m’avoir inspiré ça, avant que Morphée ne me rattrape! »

Clémentine DE GRAEVE, Collège de Trilport, bac L 2003 option latin, mention assez bien.


 

     Delfina ABAZAJ

« Le grec et le latin sont des options qui présentent de nombreux avantages. Au départ, je ne savais pas ce que ces options allaient m’apporter excepté des points supplémentaires au bac. Ça a été le cas, j’ai pu grâce à ces options obtenir une mention au bac. Seulement, plus qu’un atout pour l’épreuve du bac, elles m’ont permis, d’enrichir mes connaissances culturelles, lexicales et grammaticales et d’acquérir une méthode de travail considérable. Ces options n’étaient donc pas des heures en plus dans mon emploi du temps mais un moyen d’apprendre tout en m’épanouissant.

L’avantage majeur que m’ont apporté ces deux options d’un point de vue scolaire concerne la philosophie; épreuve au coefficient le plus élevé du bac L. Les nombreux textes et notions philosophiques que j’ai étudiés en grec et en latin m’ont permis de comprendre avec beaucoup de facilité les concepts philosophiques de toutes les époques.
Actuellement, je suis en classe préparatoire littéraire et je m’aperçois chaque jour de l’utilité de ces options, sans cesse en corrélation avec les autres matières que j’étudie. »

Delfina ABAZAJ, bac L 2013, mention assez bien.


 

     Dini DRAME

« Le grec ancien et moi, c’est une histoire qui débute quand un prof tout bizarre débarque dans ma salle de classe et commence à gesticuler dans tout les sens. »Il faut faire du grec ! » dit-il. Mes camarades et moi, on pensait qu’il était fou. Les remarques commencèrent à fuser dans tous les sens. « C’est quoi cette vieille langue qu’on ne parle même plus », « c’est nul le grec!  » , « ça ne sert à rien ! « ? En l’écoutant, il n’est pas vraiment aussi déconnecté parce que je viens d’apprendre au moins dix nouveaux mots en quelques minutes. Non seulement j’ai enrichi mon vocabulaire mais à partir des deux ou trois racines grecques qu’il venait de nous montrer, je pouvais deviner le sens d’autres mots compliqués facilement… Et ça dans pratiquement toutes les matières : sciences, français, histoire, philosophie, langues… Le grec c’est la base des mots. C’est essentiel pour la communication. Le mot que je préfère c’est philanthrope. Si tu ne le connais pas, ben demande ! »

Dini DRAME, bac S 2009, mention Bien.


 

     Druscilla CLODION

« Avec le grec et le latin, plein d’horizons s’ouvrent à nous : une autre civilisation, des mythes, et un savoir qui, à travers des textes, continuent à nous parvenir. J’ai toujours trouvé mon compte dans ces matières car elles nous parlent de tout, et sont utiles pour tout (tant en sciences qu’en lettres). J’ai commencé le latin en 5ème et poursuivre mon enseignement au lycée, avec le grec en plus, m’a paru être un choix naturel. »

Druscilla CLODION – Bac S 2016 mention bien.


 

     Estelle PLANCHON

« Chaque mardi, au début du cours, c’était une autre personne qui récitait quelques lignes des grands auteurs latins, Virgile (« Arma virumque cano… »), Lucain et toujours notre préféré, Cicéron. C’était devenu un rituel.

Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris l’utilité de cet exercice. J’ai fais des progrès en traduction et cette méthode m’a permis de réussir l’épreuve de latin au bac. Cette anecdote illustre bien mon rapport au latin. Je n’étais pas très enthousiaste au début, mais au cours de mes études littéraires, le latin est devenu essentiel. Je ne vais pas énumérer ici les nombreuses raisons de choisir le latin (…).

Je veux seulement rappeler que le latin est obligatoire à l’agrégation de lettres modernes et classiques, et qu’il est très utile de fréquenter les auteurs latins et grecs pour se forger une solide culture littéraire. J’ai pu en faire l’expérience que ce soit au cours de ma préparation à l’agrégation ou même lors de ma spécialisation sur les genres (je travaille sur l’épopée, merci Virgile !). »

Estelle PLANCHON, Bac L 1999, option latin, mention bien.


 

     Eva MELAYE

« La pratique du latin au lycée était un moment de détente chaque semaine. Nous nous retrouvions par petit groupe et l’ambiance était toujours sympathique. Comme quoi on peut utiliser une langue ancienne sans s’ennuyer. Même si je n’ai pas choisi la filière littéraire, j’en garde un très bon souvenir.

Grâce à cette matière j’ai pu obtenir une mention au bac (les notes sont bonnes en général !) et surtout le latin m’a permis de travailler ma mémoire ce qui a été déterminant dans la poursuite de mes études car le « par cœur » est souvent de mise dans les études supérieures, et c’est la seule matière qui permet vraiment de travailler cela ! »

Eva MELAYE, Collège de Trilport, bac S 1999 mention assez bien.


 

     Fanélie CASTELLO

« J’ai fait du grec pendant 4ans (1 an ou collège et 3ans au lycée). C’est une matière qui m’a beaucoup servie et qui est très intéressante, de part la richesse de la langue ; qui permet d’ enrichir le vocabulaire, la grammaire et de pouvoir s’améliorer en français, mais également qui permet une meilleure compréhension et une culture : avec les mythologies, les histoires antiques etc… Le grec est utile dans beaucoup de matières quelle que soit la filière que l’on choisit.

Je suis maintenant en première année d’Histoire des Arts et Archéologie, et je vois encore plus l’utilité de cette matière, la culture, les mots, ce qui me permet de mieux comprendre mes études. J’ai eu la chance de partir en Grèce durant ma seconde avec le lycée, et je vois maintenant beaucoup de sites, des monuments que j’ai eu la chance de voir en vrai, ce qui est un avantage.

De plus, le grec est bénéfique au lycée pour les notes, c’est une matière qui demande certes un investissement personnelle (que ce soit les devoirs ou le temps), mais le résultat est bénéfique, autant pour les notes, que pour la culture. Avoir une matière en plus, une option est aussi un atout pour le bac ou les notes en général.

C’est une matière de découverte qui ne peut qu’apporter des connaissances, et qui est alors gratifiante pour la culture personnelle. »

Fanélie CASTELLO, Bac ES 2016.


 

     Guillaume DIDI

« Premier jour de grec ancien. C’était pour moi le début d’un apprentissage de 3 ans. L’ouverture à une culture entière, notre culture.

Le choix du grec ancien était celui de la curiosité. Je voyais la matière comme un complément. D’abord, l’apprentissage de l’alphabet ou la lecture de l’Iliade ont effectivement donné l’image d’une matière subsidiaire qui faisait figure d’option.

C’est après un an de grec ancien, et l’approche du bac de français que s’est révélée toute la richesse de la discipline. D’une part la traduction de textes antiques – que nous débutions – a élargi les champs du langage, d’autre part, les commentaires de ces textes m’ont donné une nouvelle approche de leur compréhension.

Je peux dire aujourd’hui que le grec ancien m’a bien plus servi que le français pour me préparer au bac de français. La matière optionnelle est devenue fondamentale. Plus encore en terminale, où arrive avec fracas l’enseignement de la philosophie. C’est face à cette nouvelle science que je saisis une citation du philosophe Alfred N. Whitehead: « La philosophie occidentale n’est qu’une suite de notes de bas de page aux dialogues de Platon. »

Aujourd’hui j’étudie à Sciences Po Paris, et à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne pour une licence de mathématiques appliquées. Dans ce cursus multidisciplinaire, le grec ancien est un axe transversal. De l’algèbre linéaire où l’on se perd rapidement au milieu des α, ψ, γ et autres Σ, à la science politique dont Aristote et Platon ont posé les jalons, le grec ancien est toujours présent. Ce cursus est aussi sélectif. Il faut faire la différence, ce qui est de plus en plus difficile dans l’enseignement supérieur. Grâce au grec ancien, on peut se démarquer.

Mais le grec ancien, ce n’est pas qu’une matière au service des autres. C’est le noyau dur au fondement de toutes les sciences que nous étudions aujourd’hui. C’est la langue qui a forgé la démocratie, la justice, la politique, le bien commun, la vérité… autant de notions que nous ne pouvons pleinement comprendre indépendamment du langage dans lequel elles ont été élaborées, à présent j’en suis convaincu. »

Guillaume DIDI, Bac S 2016 mention très bien.


 

     Ilham HAMDAOUI

« J’ai commencé le latin en classe de quatrième, et ça m’avait beaucoup plu (surtout la civilisation). Ensuite, arrivée en seconde, j’ai continué cette langue ancienne, et j’y ai ajouté le grec, car je trouvais qu’on y apprenait beaucoup de choses. Par rapport aux autres qui ne faisaient pas ces langues anciennes, nous étions très « calés » en ce qui concerne la grammaire française. Par ailleurs, ces langues anciennes renforçaient, voire consolidaient notre capital de culture générale.

Le problème est qu’on ne se rend pas compte de l’avantage et du profit que rapportent les langues anciennes. Une fois que l’on arrive dans les études supérieures, c’est à ce moment que l’on se dit : « Moi j’ai eu cette chance », ou « J’aurai dû faire du latin ou du grec ». En effet, une fois mon bac L obtenu, je m’engage dans des études de droit ; le monde de l’université n’a rien à voir avec celui du lycée, d’autant plus que personne ne connaît la logique juridique en arrivant en fac de droit. Tout le monde ouvre de grands yeux, sauf les élèves latinistes et hellénistes….

Je me souviens d’un jour où notre professeur – c’était son premier cours – nous sort : « selon la jurisprudence… ». Ce terme est très utilisé en droit ; nous, les latinistes connaissions à peu près le sens de ce terme. En cours de première année, on étudie, en histoire du droit, la démocratie athénienne. Les élèves hellénistes avaient déjà les connaissances minimales pour cette discipline. La démocratie moderne reprend les grands traits de la démocratie athénienne.

      Peu importe les études que tout un chacun va entreprendre, ce que je retiens de l’atout c’est le support pour la culture générale. Cela m’a beaucoup aidé ! Et je ne retiens que de bonnes choses de ces trois ans de latin et de grec ! J’ai passé le latin et le grec au bac à l’oral : latin : 17, grec : 16. Je ne peux que vous encourager à faire ces options car vous ne le regretterez pas ! »

Ilham HAMDAOUI, Collège Henri Dunant, bac L 2002, option latin-grec.


 

     Isabelle PANE

« Beaucoup de monde pense que faire du grec prend beaucoup de temps, mais ce n’est que 3 heures par semaine et, pendant mes trois années de lycée, c’était loin d’être une corvée, bien au contraire. Maintenant, je suis en IUP génie Biologique et ma prof de physiologie nous donne toutes les étymologies en grec. Je suis une des rares à reconnaître les mots, alors je me la « pète » !

Sans rire, dans la voie scientifique et surtout biologique c’est très intéressant d’avoir des bases en grec, ça permet de comprendre certaines notions. En tout cas, je ne regrette absolument pas d’avoir fait cinq ans de grec. C’étaient de très bons moments. J’ai eu trois profs différents, ils avaient chacun leur manière d’enseigner mais, dans les trois cas, c’était très bien. »

Isabelle PANE, Collège de Trilport, bac S 2001, option grec.


 

       Julie CHASSARD

« N’ayez pas peur de vous lancer! 

Lorsque je suis arrivée au lycée, j’avais suivi 4 ans de latin au collège et cette matière m’avait beaucoup plu. J’étais donc partie pour continuer au lycée, puis j’ai appris aux journées « Portes ouvertes » que des cours de grec ancien étaient aussi donnés. Cette matière m’intéressait beaucoup, je lui trouvais un côté fascinant, j’aimais beaucoup tout ce qui touchait aux histoires et mythes, j’avais déjà entendu parler de quelques héros et dieux grecs, sans vraiment les connaitre, c’est ce qui m’a poussé à choisir le grec, sans avoir aucune base. J’ai donc découvert la mythologie grecque et ses personnages emblématiques : Œdipe, Achille, Ulysse ; les nombreux dieux qui la composent : Zeus, Athéna, Poséidon et plein d’autres…

J’ai aussi appris la création du monde selon la mythologie grecque, et vous remarquerez qu’au final, cette mythologie relie héros, dieux et histoires en tout point, ce qui la rend encore plus extraordinaire. Il y aura bien sûr autre chose que de l’apprentissage sur la mythologie, car étudier le grec ancien, c’est avant tout étudier sa langue. Vous commencerez par apprendre l’alphabet du grec ancien, rien que ça c’est génial : être capable de lire et écrire un alphabet que presque personne ne connait, ça vous rend tout de même assez fier. Une fois l’alphabet bien maîtrisé et les règles de grammaire apprises, vous aurez de la traduction de  textes (écrits par de vrais auteurs grecs antiques), et ce ne sont pas n’importe quels textes : vous traduirez l’Iliade  et l’Odyssée (pas en entier bien sûr), textes fondamentaux de la littérature grecque, et d’autres écrits aussi. La traduction n’est pas la chose la plus facile, il faut savoir assimiler ce que l’on apprend, mais ça reste possible pour ceux qui ont envie de continuer, d’apprendre et de comprendre. Nous avons aussi vu les passages importants de la culture antique, ce qui enrichit notre propre culture. À la fin de mes 3 années en grec, je n’ai pas regretté d’avoir choisi cette option. La curiosité m’a apporté des réponses, des découvertes, mais aussi de la rigueur (car oui, ce sont bien des heures en plus…) qui m’est très utile aujourd’hui, ainsi qu’un très beau voyage et (beaucoup) de points au bac, ne négligez pas ces paramètres. »

Julie CHASSARD, Bac S 2016 mention assez bien.


 

     Laure RABELLE

« Mon intérêt pour les langues mortes s’est manifesté dès le collège où j’ai étudié durant 3 ans le latin. J’y ai appris un nouveau vocabulaire, mais plus que tout j’y ai découvert l’histoire de civilisations aujourd’hui disparues ainsi que de nombreux mythes et ce fut très intéressant.

Arrivée au lycée, je me suis logiquement tournée vers le grec. Etudier une langue morte c’est pouvoir utiliser un vocabulaire français plus riche et varié et être capable de déchiffrer tous les mots sans avoir besoin de faire des recherches mais simplement en analysant l’étymologie des mots. »

Laure RABELL, Collège La Rochefoucauld, bac S 2004 option grec.


 

      Madly BODIN

« Salut ! Tu ne t’es peut-être jamais demandé si tu voulais faire du grec, alors écoute ça : en Seconde, je ne comptais assister qu’à deux cours « juste pour voir », je me suis retrouvé à passer cette matière en option en Terminale. Le résultat : 17 à l’oral !! et sans fournir un travail énorme… Mais c’est surtout une ouverture d’esprit et beaucoup d’outils pour aborder une des matières les plus redoutées … la philosophie. Tu veux pas faire carrière chez les littéraires ? Je passe les concours d’écoles de commerce ! Rien à voir ! Les Grecs ont été des maîtres de réthorique. La réthorique, quoi de plus commercial ! »

Madly BODIN, Collège de Trilport, bac S 2003, option grec, mention très bien.


 

       Majdoline CHABLAOUI

« Le latin m’a permis de connaître une civilisation aujourd’hui disparue (notamment toute la partie de l’enseignement consacrée au monde romain et sa mythologie), mais aussi de comprendre les bases de notre propre culture en raison de ses liens avec le latin. Faisant actuellement des études de droit, je ne peux que recommander de choisir une option de langue ancienne, car à la fac les débuts peuvent être parfois difficiles (en raison du changement total des méthodes d’enseignement), et de telles options peuvent à ce moment-là être un atout. En effet cela nous donne des facilités par rapport aux autres étudiants, car les langues anciennes apportent une meilleure maîtrise du français, une meilleure culture générale, un meilleur rythme de travail (en ayant une matière supplémentaire au lycée, on apprend à mieux organiser son travail personnel), etc.

Il faut bien reconnaître que, justement, l’idée d’avoir une matière en plus au lycée (et donc 3 heures de cours supplémentaires…) peut être rébarbative, cependant, étant donné le caractère optionnel des langues anciennes, les professeurs tentent de rendre les cours plus vivants et agréables. Et puis il ne faut pas oublier que, pour le bac en lui-même, le latin ou le grec ne présentent que des avantages, car ils peuvent rapporter des points , mais en aucun cas en faire perdre.

Pour ma part je ne regrette pas du tout d’avoir opté pour le latin au lycée, je pense que c’était une bonne expérience et une bonne formation de l’esprit, et cela me sert toujours aujourd’hui, même 4 ans après mon bac. »

Majdoline CHABLAOUI, Collège de Trilport, bac S 2001, option latin, mention assez bien.


 

     Marine GAILLARD

« Qu’est-ce que m’a apporté le grec ? Pour être sincère, la première chose à laquelle je pense, c’est un 16 au bac. 18 points qui m’ont permis de rattraper une note en maths légèrement défaillante. Si j’ai choisi de prendre le grec comme option, c’est parce qu’un professeur s’est donné la peine de venir « vendre » sa matière dans mon ancien collège. L’avantage avec une option comme le grec, c’est qu’on peut être assuré d’avoir une bonne note en y mettant un peu du sien. Bien évidemment, ce n’est pas la seule chose que m’a apporté le grec.

Quand on commence en seconde, on apprend l’alphabet grec, les déclinaisons. Celles-ci nous permettent de revoir les bases de la grammaire et de nous améliorer en français. L’étymologie nous permet de déchiffrer les mots un peu barbares auxquels nous sommes confrontés tout au long de notre scolarité, surtout quand on choisit de faire des études scientifiques. Quand à la mythologie, la partie la plus intéressante, elle nous permet d’approfondir nos connaissances sur le monde grec et d’enrichir notre culture générale.

Les deux autres années ont été la traduction pure et dure mais cela m’a permis de faire travailler ma mémoire. Le mieux dans tout ça, c’est le sentiment de fierté quand on a dû travailler sur son texte et qu’on arrive à le traduire. On se dit qu’on est capable de faire quelque chose que d’autres ne peuvent pas.

Je ne regrette pas d’avoir fait du grec car c’est à la fois utile et intéressant. »

 Marine GAILLARD, Bac S 2016 mention assez bien.


 

     Morad SAOUTI

« Le grec est considéré comme une langue morte. Du moins, il est désigné comme tel. Pourtant le grec comme le latin sont à l’origine de toutes les langues parlées aujourd’hui. Donc, s’il y a une langue vivante de nos jours, c’est bien le grec. Comme une grand nombre de lycéens, l’idée de prendre des cours de grec ne me paraissait pas très attrayante. J’avais des préjugés par rapport à cette langue comme beaucoup d’élèves en ont sûrement. Seulement, ne faut il pas, pour mieux comprendre l’histoire de la France d’aujourd’hui étudier celle du passé ? Alors, pour mieux comprendre notre langue actuelle, pourquoi ne pas étudier celle qui en est à l’origine ?

Je me suis donc lancé. Enfin j’y suis plutôt allé à reculons, c’est vrai ! Le début de l’apprentissage est assez difficile et parfois ennuyeux : apprendre un nouvel alphabet, une nouvelle langue… Ce n’est pas l’idéal. Mais, au fur et à mesure, lorsqu’on commence à maîtriser la langue, les cours deviennent plus limpides et plus intéressants Non pas qu’ils ne l’étaient pas avant, mais il y a tout de même des heures où le mot « ramer » prend tout son sens. Au delà de la langue, les cours de grec sont très enrichissants, notamment pour la culture qu’ils apportent. L’étude de philosophes comme Platon ou Socrate apporte des notions qui sont utiles dans d’autres cours.

Mon dernier argument, qui pour un élève de terminale, n’est pas négligeable, c’est que le grec peut apporter des points pour le bac, mais en aucun cas en faire perdre. Voilà ces quelques lignes pour montrer qu’il faut passer outre ses préjugés et ne pas s’arrêter à des idées reçues. »

Morad SAOUTI, Collège Beaumarchais, bac S 2003, option grec.


 

     Mouna EL MOKHTARI         

« J’ai fait du latin de la cinquième à la terminale et du grec de la seconde à la première. J’ai passé mon baccalauréat littéraire avec la spécialité latin et j’ai pu gagner des points. En dehors de tout calcul matérialiste, cet apprentissage des langues anciennes m’a beaucoup fait progresser dans d’autres domaines et me sert encore aujourd’hui.

D’abord, la pratique de ces langues mortes m’a permis de développer considérablement les capacités de ma mémoire. Apprendre déclinaisons, conjugaisons et vocabulaire de manière régulière m’ont fait développer des moyens mnémotechniques et m’ont aidé à comprendre le fonctionnement de la mémoire. Je sais que par rapport à d’autres personnes qui n’ont pas fait de latin ni de grec, j’ai plus de facilités et je vais plus vite pour retenir des numéros ou des textes. Et la mémoire fonctionne sur le mode de la répétition : plus on répète les choses, plus on les retient et plus on les retient longtemps.

Ainsi, la pratique de langues dites « vivantes » (français, anglais, espagnol, allemand…) doublée d’une pratique d’une ou plusieurs langues mortes donne la possibilité de réviser ses leçons: car d’une part certains mécanismes sont communs et d’autre part, les langues mortes aident à mettre en évidence les structures syntaxiques des autres langues. Ainsi, le latin nous permet, par exemple, de revoir les bases grammaticales françaises, c’est-à-dire ce qu’est un COD, un COI, quelle est la signification du plus-que-parfait, de l’imparfait…. Bref, les langues anciennes donnent beaucoup de clés de compréhension des langues que nous parlons tous les jours. Il en est de même en ce qui concerne l’étymologie: beaucoup de mots de la langue française sont des mots dérivés des langues mortes (par exemple, en médecine beaucoup de mots sont construits à partir de racine grecque).

Non seulement la connaissance des langues latines et grecques à travers l’étymologie permet de comprendre la signification de termes inconnus auparavant (et enrichit donc votre vocabulaire) mais en plus, elle donne l’occasion d’une réflexion littéraire ou philosophique à travers les différents sens qu’a le terme en question dans la langue ancienne et le sens qu’il a pu donner par la suite dans la langue vivante.

De plus, l’étude des langues latines et grecques donne la possibilité de découvrir les civilisations romaine et grecque, qui ont une importance capitale dans notre histoire puisque la culture et la mentalité de ces peuples fondent notre propre culture. Ainsi est-il intéressant de connaître le système démocratique grec du Vème siècle avant Jésus Christ à travers le regard des contemporains, c’est-à-dire des gens qui vivaient à cette époque, afin de révéler l’idée qu’ils s’en faisaient et de montrer comment la pensée humaine a évolué au fil du temps. Cette évolution est beaucoup facile à comprendre à travers l’étude des termes, de l’évolution des mots car ce sont eux qui traduisent les idées. De même, la compréhension de textes décrivant les mythes de la religion romaine permettent de découvrir cette religion et de s’imaginer la mentalité et l’atmosphère de l’époque. Enfin, vous aurez facilement deviné que les langues anciennes se trouvent au carrefour de plusieurs matières: en faisant du grec et/ou du latin, vous aurez des outils de travail et de réflexion qui vous faciliteront la découverte de la philosophie, l’apprentissage de toutes les autres langues, de l’Histoire.

Quant à cette dernière discipline, que je pratique à l’université, je peux tout à fait affirmer que faire du latin pendant six ans et du grec pendant deux ans m’a considérablement servi. En effet, en Histoire Ancienne, nous avions le choix entre Histoire Grecque ou Histoire Romaine; dans les deux cas, les textes sont traduits en français mais connaître les langues originales me permet de revenir sur le texte original et de mieux le comprendre, voire de déceler des idées qui ne transparaissent pas tout à fait en français. De même en Histoire médiévale, puisqu’en Europe, la langue latine a été parlée et écrite jusqu’au XIIIème siècle. Les langues anciennes sont donc très riches en enseignement et la pire des choses qui pourrait arriver serait leur suppression au lycée. C’est un plus indéniable dans un parcours scolaire et je vous invite, quel que soit vos projets professionnels, à tenter l’aventure. »

Mouna EL MOKHTARI, Collège de Trilport, Bac L 2002 option latin/grec, mention bien.


 

     Nam Kim NGUYEN

« Aux jeunes gens hésitant encore à faire du Latin…

Ce message vous est personnellement adressé. Ancienne latiniste (j’ai étudié le latin pendant 5 ans), il m’a été demandé d’apporter mon témoignage concernant mes années à étudier cette langue ancienne. C’est avec franchise que je vais vous faire part de mes souvenirs maintenant un peu lointains et tenter par la même occasion de vous convaincre de faire le grand pas…

Tout d’abord, vous qui hésitez à faire du Latin, il faudrait vous demander premièrement quelle est la raison pour laquelle vous ne voulez pas faire du latin, réfléchissez un peu, je vous laisse du temps… Bon, laissez-moi deviner, parce que vous aurez 3 modiques heures par semaine en plus que vos camarades qui vous nargueront sans doute de quitter un peu plus tôt que vous ou qui pourront faire une fois dans la semaine la grâce mat ? L’effort de travailler un peu plus vous ennuie-t-il à ce point ? Si cela vous semble trop insurmontable vous pouvez arrêter de lire ce message car il ne vous sera d’aucun intérêt ! Au revoir et bonne chance pour ceux qui sont concernés !

Pour tout ceux qui continuent à me lire, bravo ! Non, pas pour me lire mais pour être prêt peut-être à vous investir 3 heures de plus par semaine pour découvrir ou approfondir cette langue si riche qu’est le latin. Nous entrons, enfin, il était temps dans le vif du sujet. Que peut nous apporter le Latin de nos jours ? Une multitude de choses dont vous ignorez sans doute encore l’existence.

En, vérité le latin est partout, dans les livres, dans la presse, inscrit sur les monuments historiques. L’italien, l’espagnol et bien sûr le Français puisent leurs racines dans le Latin. Si vous aimez apprendre des langues étrangères (ce qui vous permettra de voyager en comprenant la langue des habitants), le latin vous sera d’une grande utilité. Si vous connaissez l’origine et la signification des racines des mots, tout vous sera plus facile après car vous aurez été au préalable familiarisé avec les nouveaux termes rencontrés. Cependant, c’est surtout pour la langue française, la littérature que vous avez tout intérêt à étudier le latin, car vous pourrez aisément deviner les mots qui paraissent complexes au premier abord.

Et puis loin d’être une langue morte comme on nommait le latin avant, c’est la langue la plus dynamique qui soit, qui vous fait réfléchir et vous déroute souvent, mais qui vous fera éprouver toujours l’immense satisfaction d’avoir percé le mystère de la signification de la phrase ! Avant d’être un fin latiniste, il faudra vous armer de patience et commencer par les règles de bases, c’est-à-dire apprendre le vocabulaire, la grammaire et la conjugaison. C’est la période d’apprentissage la plus fastidieuse mais sans laquelle rien n’est possible, et seulement après avoir maîtrisé un peu tout cela, vous serez prêt à apprécier le latin dans toute sa grandeur. (Si j’insiste sur cela, c’est aussi pour vous faire comprendre qu’apprendre le latin, c’est aussi un manière d’apprendre à étudier, avoir des bases solides pour pouvoir approfondir ses connaissances).

Pour ma part le latin a toujours été pour moi une sorte de petit jeux, un puzzle auquel je vais essayer de vous initier. Voici quelques citations que je vous ai choisies pour vous familiariser un peu avec le latin : « Beatus esse sine virtute nemo potest ». Avant d’attaquer toute phrase il faut rechercher le sujet (il y a des règles de grammaire pour cela), ici nemo est le sujet qui veut dire nul ou personne, le verbe est placé généralement en fin de phrase, ici potest qui veut dire pouvoir, beatus esse signifie être heureux, sine virtute sans la vertu. En reconstituant la phrase, on trouve la phrase suivante : « nul ne peut être heureux sans la vertu ». Chaque phrase est une sorte de puzzle à reconstituer. « Dum loquor, hora fugit » signifie « pendant que je parle, le temps fuit ». En cherchant un peu, vous auriez peut être trouvé la réponse : loquor vient de loqui qui veut dire parler et qui a donné locution et ses dérivés comme interlocution, allocution, éloquence et autres… vous aurez facilement deviné que le temps, hora a donné horaires et fugit a donné fuir, fuguer ou fugitifs… De nombreux exemples sont possibles et imaginables !

Au fil des années à étudier cette langue vous aurez acquis de la rigueur, une capacité à mémoriser plus rapidement les choses. Enfin, pour finir je voudrais insister sur le fait que si vous ne faites pas du latin maintenant vous n’en ferez probablement jamais. Certes vous n’en mourrez probablement pas mais vous ignorerez toutes les richesses que le latin aurait pu vous apporter comme l’accès à la culture, à la connaissance, des bases solides pour apprendre de nouvelles choses, la découverte d’un nouveau monde ou plutôt le retour aux sources.

Pour conclure, je vous propose de méditer sur cette dernière phrase « Homo doctus in se semper divitias habet  » qui veut dire  » un homme instruit a toujours en lui ses richesses. »

 Nam Kim NGUYEN, Collège Albert Camus, bac S 2000 option latin, mention assez bien.


 

     Nam Phuong N’GUYEN

« Décortiquer la langue française en étudiant son étymologie, la sémiologie, étudier quelques textes latins m’ont permis de développer mon sens de l’analyse grammaticale et d’acquérir une certaine rigueur dans ma façon d’écrire et de penser… Il ne me reste que peu de souvenirs mais le latin m’a facilité l’apprentissage de l’allemand, langue que j’étudie actuellement dans mon école d’ingénieur…

C’est pourquoi j’encourage ceux qui ont une certaine curiosité intellectuelle et une soif de culture à étudier une langue ancienne (que ce soit le grec ou le latin). Quoi de plus naturel après tout que de vouloir comprendre les origines d’une langue si belle, si harmonieuse par ses sons et si colorée par ses images ? »

Nam Phuong N’GUYEN, Collège Albert Camus, bac S 2001, option latin, mention bien.


 

       Nam Tran NGUYEN CUU

« L’étude d’une langue, quelle qu’elle soit, vivante ou ancienne, est toujours très enrichissante ; elle forme l’esprit et structure la pensée. Le latin et le grec sont des langues difficiles et dont l’apprentissage peut paraître rébarbatif au premier abord. On ne voit peut-être pas un intérêt immédiat comme pour les langues vivantes, anglais, allemand ou espagnol, que l’on peut mettre en pratique et améliorer assez rapidement en baragouinant quelques phrases lors de voyages touristiques ou en les approfondissant considérablement pour devenir pratiquement bilingue en restant quelques mois ou années dans le pays, tout en apprenant allègrement la culture et l’art de vivre du pays concerné. L’apprentissage du latin est beaucoup plus subtil mais il demande aussi beaucoup plus d’efforts.

Bien sûr il faut commencer par le commencement, c’est-à-dire par les déclinaisons et la grammaire, rébarbatifs pour tout un chacun, mais c’est un mal nécessaire. Il faut dès le début poser des pierres solides, des bases indélébiles, qui prendront du temps à se mettre en place, mais quand elles seront bien fondées, elles formeront un échafaudage solide sur lequel vous pourrez bâtir la suite de vos études. Il faut beaucoup répéter, rabâcher encore et encore pour mieux digérer les données et faire siennes des connaissances qui nous étaient complètement étrangères. Mais les déclinaisons ne sont même pas très difficiles, et après quelque pratique, c’est comme si on récitait des tables de multiplication. Ce travail développe aussi beaucoup la mémoire, et vous en aurez plus que besoin après bac, croyez moi bien.

Quelles que soient les études que vous ferez après bac, et quoiqu’on vous dise, il y aura beaucoup d’efforts de mémoire à faire dans le processus d’acquisition de nouvelles connaissances. C’est un processus qui peut paraître douloureux et non intelligent, mais le but final est de pouvoir utiliser, maîtriser, exploiter à fond ses connaissances, encore faut-il les avoir apprises sérieusement ; et la compréhension des mécanismes facilite l’apprentissage et allège considérablement les efforts de mémoire. La grammaire et la syntaxe, la version et le thème sont plus difficiles, mais c’est ce que j’ai beaucoup aimé en étudiant le latin. Ils suivent une logique presque cartésienne et pour la scientifique endurcie que je suis, c’était comme un jeu de reconnaître les combinaisons et les agencer d’une manière logique et bien définie pour former le sens de la phrase. Pour moi, c’était la version qui était le plus jouissif. J’adorais les mathématiques aussi et ce n’est pas exagéré quand je compare la version à un exercice mathématique ; c’est presque ainsi que je le vivais. Les mathématiques, plus on en fait et meilleur on est, c’est évident, et si l’on s’est trompé en faisant la première fois un exercice, à force de le répéter, de comprendre à fond les mécanismes de raisonnement, on le digère et on pourra la prochaine fois y être confronter sans difficulté. C’en est de même pour la version, à force de répéter les mécanismes de construction des phrases, ça devient peu à peu des réflexes de raisonnement, non aléatoires (comme médire certains, on ne bachotte pas en latin !!) qui suivent des règles bien précises et bien définies. C’est une vraie gymnastique de l’esprit, et qui requière une discipline forte, mais qui s’apprend, comme toute chose. On ne naît pas discipliné ou adroit, on le devient.

Apprendre les racines de la culture et la civilisation latine est très enrichissant pour comprendre les hommes tels qu’ils étaient à cette époque, leur mode de vie et leur pensée ; cela révèle parfois la nature profonde des hommes de tout temps. Et connaître des auteurs tels que Platon, Cicéron et Socrate est plus que nécessaire en terme de culture générale. La mythologie et les contes légendaires développeront votre curiosité et votre imagination. Et comme on ne peut pas vivre et converser auprès des respectables romains, il faut faire aussi preuve d’imagination pour voyager au milieu de ces personnages, comme un voyage dans le temps pour comprendre leur art de vivre, comme on ferait aujourd’hui en visitant de nouveaux pays ; voyage bien plus subtil et enrichissant.

Enfin, je m’adresse donc ici aux faux scientifiques qui pensent qu’avoir 18/20 en maths ou en physique peut excuser d’avoir un 5 en orthographe ou en dissertation, ou en langue ou en philosophie, car ces matières peuvent paraître secondaires dans le monde actuel où nous vivons et où on fait l’apologie des sciences et de la technologie au détriment des sciences humaines et de la littérature. C’est par de telles bêtises qu’on va de plus en plus vers une déshumanisation du monde actuel. De plus, ces personnes font preuve d’un manque de rigueur certain qui leur portera préjudice après bac. Car n’oubliez pas que les meilleurs élèves des prépas scientifiques parisiennes sont aussi excellents dans les matières littéraires et qu’ils cumulent de nombreuses options, ils sont complets. Et lors des concours pour intégrer les grandes écoles scientifiques, comme le niveau en maths et physique est presque équivalent pour la majorité des candidats (je ne parle pas du peloton de tête), ce qui peut faire la différence, c’est vraiment le français et les langues et diverses options qui font la différence avec un assez fort coefficient. Par exemple le français est coefficient 4 ou 6 par rapport aux maths avec un coeff de 9, pour deux heures de français par semaines contre dix ou douze pour les maths. Donc l’essentiel de l’apprentissage des matières littéraires se fait fondamentalement avant bac pour tous les scientifiques et pourtant elles détermineront leur classement au concours et donc leur future carrière.

Et je rejoins ainsi la pensée de Jean Hamburger, scientifique, médecin et humaniste, qui disait que choisir dès le lycée entre une filière totalement scientifique ou totalement littéraire, c’est finalement ne former ou n’être la moitié d’un homme.

En résumé, apprendre le latin forme l’esprit, la discipline et la pensée. C’est une gymnastique de l’esprit à la fois enrichissante et gratifiante. Son assimilation permet à chacun de mettre individuellement au point, progressivement, ses propres mécanismes d’apprentissage et de raisonnement, et de poser des bases solides pour les études futures, quel que soit le domaine concerné, littéraire ou scientifique. Je vous souhaite donc à tous beaucoup de joies dans la découverte et l’apprentissage du latin, comme dans le reste de vos études.

Nam Tran NGUYEN CUU, Collège Albert Camus, Bac S 1997 option latin, mention très bien.


 

      Nam-Kim N’GUYEN

« Le latin est partout, dans les livres, dans la presse, inscrit sur les monuments historiques. L’italien, l’espagnol et, bien sûr, le Français, puisent leurs racines dans le Latin. Si vous aimez apprendre des langues étrangères, le latin vous sera d’une grande utilité. Si vous connaissez l’origine et la signification des racines des mots, tout vous sera plus facile après car vous aurez été au préalable familiarisé avec les nouveaux termes rencontrés.

Cependant, c’est surtout pour la langue française, la littérature, que vous avez tout intérêt à étudier le latin, car vous pourrez aisément deviner les mots qui paraissent complexes au premier abord. Et puis, loin d’être une langue morte comme on nommait le latin avant, c’est une langue la plus dynamique qui soit, qui vous fait réfléchir et vous déroute souvent, mais qui vous fera éprouver toujours l’immense satisfaction d’avoir percé le mystère de la signification de la phrase !

Pour finir, je voudrais insister sur le fait que, si vous ne faites pas du latin maintenant, vous n’en ferez probablement jamais. Certes vous n’en mourrez probablement pas, mais vous ignorerez toutes les richesses que le latin aurait pu vous apporter, comme l’accès à la culture, à la connaissance, des bases solides pour apprendre de nouvelles choses, la découverte d’un nouveau monde, ou plutôt le retour aux sources. Pour conclure, je vous propose de méditer sur cette dernière phrase « Homo doctus in se semper divitias habet », qui veut dire « un homme instruit a toujours en lui ses richesses ». Bon courage à tous ! »

 Nam-Kim N’GUYEN


 

Nurdan KARA

« Du grec ancien ! Faire du grec ! Ce mot peut « sonner » au départ un peu barbare ou archaïque, et puis on se dit qu’il se cache aussi derrière un alphabet différent, étrange… On est réticent au départ, puis on se dit qu’ après tout, on peut toujours essayer, qu’on n’a rien à perdre. On se rend compte au fil du temps que le grec nous a appris plus qu’une simple langue. En effet, on réalise petit à petit que ce n’est pas nous qui avons appris cette langue mais que c’est cette langue qui nous a appris beaucoup de choses finalement. Désormais, se cache selon moi, derrière ce mot, une culture, une philosophie… une part d’humanité, en fait.

S’il faut parler concret, les cours prennent une telle tournure qu’il ne s’agit plus d’une langue « ancienne » ou « morte », mais réellement d’une langue vivante ! Bref, il est absolument impossible qu’ un élève qui en est passé par là n’ait gardé aucun souvenir, aucune trace, car ces cours de grec marquent forcément. »

Nurdan KARA, Collège Beaumarchais, bac L 2003, option grec, mention assez bien.


 

     Raissaby JOSSELIN

« Le latin est une langue morte certes, mais qui m’a beaucoup aidé en français… Aujourd’hui le latin me sert en homéopathie par exemple… En effet, les différentes souches sont en nom latin, ce qui me facilite la tâche quand à leur appellation. »

Raissaby JOSSELIN, Collège Beaumarchais, Bac S 2002 option latin.


 

       Renan CARTEAUX

« Un comédien se doit d’être curieux de tout ce qui peut enrichir et développer son jeu. Faire du théâtre, c’est, entre autres, raconter une histoire et travailler sur la langue.

Or, l’histoire grecque et latine est peuplée de mythes qui ont nourri l’imaginaire des auteurs de théâtre depuis les origines jusqu’à aujourd’hui. C’est également en Grèce qu’est né le théâtre occidental. Connaître l’histoire du théâtre, c’est pouvoir y prendre part et la faire évoluer. Par ailleurs, l’élément fondamental dont part le comédien c’est le texte. Savoir l’origine et l’évolution des mots, c’est pouvoir leur donner plus de sens, plus de poids, c’est enrichir son jeu. »

Renan CARTEAUX, Collège des Glacis, bac L 1997, option latin, mention bien.


 

        Roxane BOPOUNGO

« Mes 3 années à étudier le Grec ancien m’ont laissé des souvenirs inoubliables. Je ne pensais pas que cette matière était aussi intéressante et ce, que ce soit au niveau de l’enseignement ou bien au niveau du professeur qui l’enseigne.

Je me disais simplement « Oooh pourquoi pas, ça apporte des points en plus pour le baccalauréat et puis il y a aussi les voyages organisés qui n’ont pas l’air si mal ! »; mais au fil des mois, je me suis rendue compte que cette matière ne se résume pas seulement à des points en plus et des voyages. C’est une matière essentielle pour vos études, peu importe la filière que vous choisissez: médecine, littérature…

Le grec est partout, il aide à mieux comprendre notre langue, à mieux la parler et vous vous en rendrez compte, une fois que vous aurez appris l’origine des mots que l’on utilise aujourd’hui.

Ce n’est pas tout, car en plus d’être une matière essentielle, vous verrez que l’ambiance durant les cours de grec est étonnamment agréable.  Alors quoi de mieux qu’une matière essentielle à votre avenir, facile à apprendre et des cours agréables ?
Vous n’avez rien à perdre, tout à gagner 😉 »

Roxane Bopoungo, Bac 2013.


     

       Sabine MANY

« 2006 à 2009, trois ans durant lesquelles j’ai étudié le grec ancien. Choisir cette option au lycée me permettait d’obtenir des points pour le baccalauréat. A cette époque, hormis ce plus, je ne me rendais pas vraiment compte de ce qu’allait m’apporter cette langue morte. Mais à présent, cela a changé. Etudiante en sciences de l’éducation et sciences sociales, je souhaite devenir professeur des écoles. Dans les sujets du Concours de Recrutement des Professeurs des Ecoles (CRPE), des exercices consistent à relever des mots issus du grec ancien. Nous exerçant en cours sur ces exercices, je me suis aperçue que les élèves ayant étudié le grec se faisaient rares. Cette langue devient un atout. Si j’avais su, je me serais surement donnée davantage pour cette matière, ne me rendant pas compte de son utilité. Les fautes d’orthographe sont bien évidemment à éviter. De nombreux mots que l’on utilise aujourd’hui proviennent du grec. Pour m’aider à écrire certains mots, je m’aide donc de l’étymologie grecque. J’encourage donc les élèves à étudier cette langue qui les aidera à se démarquer. »

Sabine MANY


   

       Sihem HAMDAOUI

Dès mon entrée en seconde, j’ai choisi l’option grec ancien afin d’apprendre de nouvelles choses car je savais que l’on pouvait toujours arrêter si cette dernière ne nous convenait pas. J’ai finalement décidé de continuer cette option qui m’a énormément apporté autant pour mes études au lycée, qu’aujourd’hui dans mes études supérieures. Après trois ans de grec, je n’ai pas été déçue. Cela m’a permis de m’ouvrir l’esprit, de me cultiver et ainsi de voyager dans l’histoire aussi bien au travers des cours que des nombreux voyages qui ont été organisés. Ces trois années ont été mémorables, on en apprend énormément avec seulement deux heures par semaine !

Bien que l’option m’ait permis d’obtenir des points supplémentaires pour l’obtention du baccalauréat, elle m’a aussi permis de découvrir l’étymologie et ainsi de savoir décortiquer et comprendre chacun des mots de la langue française, apprendre une nouvelle calligraphie et améliorer mon orthographe. Se cultiver a également été l’un des points culminants de mes années de grec, chose plus qu’importante aujourd’hui pour mon cursus universitaire. En gros trois années très bénéfiques que je ne regretterai jamais.

Sihem HAMDAOUI, bac S 2013 mention bien.


 

        Vanessa BARLIER

« Pendant longtemps, j’ai cru que le latin n’était qu’un moyen d’avoir des points au bac. Et c’est vrai ! 17 au bac, sans trop d’efforts, juste en répétant quotidiennement les textes en cours. Je me suis promis qu’après le bac, j’oublierai le latin pour de bon ! Aujourd’hui, je ne regrette pas ces quelques années de latin. Pour les études supérieures, c’est un véritable atout. J’étudie le droit, une matière pleine de maximes latines et de références au droit romain, donc le latin m’est très utile. »

Vanessa BARLIER, Bac ES 2008 Mention Très Bien.


       

         Yanis DA CUNHA

« Des points pour le bac, des voyages, une culture riche, des langues, le grec et le latin sont des enseignements complets et enrichissants. Ils sont un appui pour toutes les autres matières et m’ont servi partout : en maths, en philosophie, en français, en SVT…Ils ont été pour moi, pendant ces 3 ans de lycée, une source d’épanouissement personnel et de réussite scolaire. Aujourd’hui en licence de sciences du langage, je continue à mobiliser tout le bagage de connaissances que m’ont offert ces matières ! »

Yanis DA CUNHA, bac S 2016 mention très bien.